Questions
Questions sur la résidence secondaire
La taxe d'habitation existe-t-elle encore pour une résidence secondaire ?
Oui. Elle a été supprimée pour les résidences principales, mais elle reste due pour les résidences secondaires. Dans les communes classées en zone tendue, ce qui est le cas de plusieurs communes du Bassin, le conseil municipal peut voter une majoration allant jusqu'à 60 %. Le taux appliqué est à vérifier auprès de la commune avant d'acheter.
Peut-on louer sa résidence secondaire quelques semaines par an ?
Oui, mais c'est une location de meublé de tourisme : numéro d'enregistrement, autorisation de changement d'usage pour une résidence secondaire, taxe de séjour et règlement de copropriété à respecter. Les loyers sont imposés en location meublée (micro-BIC ou réel).
Comment est imposée la plus-value à la revente ?
La plus-value d'une résidence secondaire est imposable à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, avec des abattements pour durée de détention : exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans. Une surtaxe s'applique au-delà de 50 000 € de plus-value. Il existe une exonération pour la première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous conditions de remploi dans l'achat de votre résidence principale.
Faut-il acheter en direct ou via une SCI ?
L'achat en direct est le plus simple. Une SCI familiale peut faciliter la gestion à plusieurs et la transmission progressive aux enfants, mais elle a un coût (statuts, comptabilité) et des règles fiscales propres. Le choix dépend de votre situation familiale et de vos objectifs : il se décide avec votre notaire, après une étude patrimoniale.
Une résidence secondaire entre-t-elle dans l'IFI ?
Oui. Elle fait partie de votre patrimoine immobilier taxable à l'IFI si celui-ci dépasse le seuil d'imposition. Contrairement à la résidence principale, elle ne bénéficie d'aucun abattement.
Les banques financent-elles une résidence secondaire ?
Oui, dans les mêmes limites que pour les autres crédits immobiliers : un taux d'endettement de 35 % maximum de vos revenus, assurance comprise, et une durée de 25 ans au plus, sauf dérogations encadrées par le Haut Conseil de stabilité financière. L'apport demandé est souvent plus élevé que pour une résidence principale.
Les informations de cette page sont générales et ne constituent ni un conseil juridique ou fiscal personnalisé ni une recommandation d'investissement. Toute préconisation fait l'objet d'une étude de votre situation. La décision d'octroi d'un crédit relève exclusivement de l'établissement prêteur. Sources : Code général des impôts (art. 150 U, 150 VC, 1407 ter, 1609 nonies G, 774 bis), décision du Haut Conseil de stabilité financière sur le crédit immobilier, délibérations communales.